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Valeurs ajoutées : “Affirmer l’interdit des violences sexuelles au sein de son entreprise”

Le voile se lève sur l’étendue des violences sexistes et sexuelles commises sur les lieux de travail. Catherine Le Magueresse, doctoresse en droit et ex-présidente de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, fait le point sur ces violences si particulières, et sur les risques croissants qui pèsent sur les organisations. 

Propos recueillis par Pierre-Yves Ginet
Rubrique dirigée par Delphine Guyard-Meyer, experte égalité femmes-hommes en entreprise
Paru dans Femmes ici et ailleurs #50, juillet-août 2022

Biographie express

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Catherine Le Magueresse. DR

Catherine Le Magueresse est juriste, doctoresse en droit. Ancienne présidente de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), elle est chercheuse associée auprès de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne. Elle a publié Les pièges du consentement. Pour une redéfinition pénale du consentement sexuel (Éditions iXe, 2021) et a auparavant coordonné le livre 20 ans de lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail (AVFT, 2006) et le guide Agir contre les violences sexuelles et sexistes dans les relations de travail (AVFT, 2002).

Peut-on estimer l’ampleur des violences sexuelles et sexistes (VSS) en entreprise et organisation de travail ? 

Les enquêtes (parmi lesquelles celle sur le harcèlement sexuel au travail, publiée en 2014 par le Défenseur des droits) font état de 20 à 25 % des femmes en activité ayant été victimes de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles et de viols, au sens de la loi, sur le lieu de travail, au moins une fois dans leur vie. Rapporté à la population active en France, ce sont deux millions de femmes. 

Quelles sont les principales conséquences pour les victimes et pour les organisations de travail ?

L’enjeu pour nombre de femmes étant de conserver leur emploi, les violences peuvent durer très longtemps, et plus elles durent, plus les conséquences sont graves : vivre huit heures par jour dans l’angoisse d’être agressée est une forme de torture. Les femmes concernées parlent d’un cataclysme, qui atteint leur appétit de vivre, leur santé, leur vie familiale et amicale. 

Pour l’entreprise, ces situations se traduisent bien sûr par l’absentéisme des victimes. Elles peuvent aussi créer une atmosphère délétère, au sein des équipes, avec des répercussions multiples pour l’organisation, en termes de démotivation, de turnover et d’absentéisme des autres salarié·es.

Quelles sont les obligations des employeur·ses en matière de VSS ?

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