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Femmes ici et ailleurs

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Tsippora et son podcast “Tant que je serai noire”

Au sein du Club Femmes ici et ailleurs, nous avons la chance de compter des personnalités exceptionnelles, agissant dans des domaines très divers, en France et bien au-delà de nos frontières.

Tsippora a créé le podcast “Tant que je serai noire”, qui s’interroge sur le désir et non-désir de maternité des femmes noires.

Qu’est- ce qui qui vous a amené à créer votre podcast ?

Tout part de mon histoire personnelle, de mon non-désir de maternité en tant que femme et noire. J’ai commencé à faire des recherches sur des femmes qui ne voulaient pas d’enfants et j’ai constaté qu’il manquait des récits, notamment de femmes noires. C’est alors que je me suis dit que s’interroger sur le désir et non-désir de maternité serait intéressant.

J’ai choisi la forme du podcast, car je la trouve intimiste, en toute bienveillance, sans préjugés. La double question, du désir et du non-désir de maternité, n’exclue pas. Justement, elle offre la possibilité à celles et ceux qui écoutent de s’identifier. Beaucoup d’entre nous aspirent au désir de transmission et pas forcément, ni uniquement, par la filiation par le sang, mais par d’autres biais ; sociaux, culturels, humains…

Comment réalisez-vous les épisodes du podcast ?

J’achève la première saison qui s’est déroulée cette année. Les rencontres se font dans un endroit offrant un cadre intimiste et rassurant : chez moi ou dans un café. J’ai toujours le souci de préserver le caractère intime et précieux de ce qui est confié, même s’il s’agit d’un podcast. La confiance de ces femmes est primordiale pour moi. Pour la technique, je m’occupe de tout : rencontre, montage et publication. Il m’arrive d’interviewer à distance des femmes vivant loin de la France.

Au début je m’intéressais au parcours ou vécu de femmes que je croisais dans mes lectures, mes rencontres ou via tout autre média culturel ou social. Pour lancer le projet, je suis passée par un profil Instagram qui relayait des appels à témoignages. Je contacte aussi directement certains profils. Il est arrivé à certaines femmes en début de rencontre d’être impressionnées mais je veille à ce qu’elles se

détendent ! Pour moi, ce sont elles qui mènent notre entretien. Moi, je les écoute. Pour la deuxième saison, j’ai pour projet d’enregistrer des vidéos en studio, dans un cadre plus professionnel, pour une meilleure qualité des contenus et plus de crédibilité pour les récits. Ce nouveau support donne la voix et l’image au sein des communautés concernées et permet d’oser en parler au-delà de l’anonymat.

Quelles sont vos envies pour l’avenir ?

J’aimerais faire des tables rondes, des évènements, des groupes de paroles avec des personnes issues de la psychologie et de la sociologie. Je souhaiterais être plus inclusive et interroger tout le monde : des femmes et des hommes trans, des femmes bisexuelles et homosexuelles. Pour moi, la parentalité est un sujet très large qui touche tout le monde, que l’on soit parent ou non.

Pourquoi êtes-vous devenue membre de Femmes ici et ailleurs ?

J’ai aimé le côté intergénérationnel, la mixité et l’interculturalité très respectueuse et juste, loin de l’exotisation. Tout le monde peut s’y retrouver, tout est bien écrit. C’est vraiment un travail de qualité.

Propos recueillis par Luiza Ledouit, membre du Club Femmes ici et ailleurs

Ce blog collaboratif est une plate-forme réservée aux membres du Club Femmes ici et ailleurs. Chacun·e a la possibilité de partager dans cet espace ses témoignages, autour de femmes ou d’événements l’ayant particulièrement inspiré·e. Ces contenus n’engagent pas la rédaction.