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Femmes ici et ailleurs

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Tigran Danielian, greffier

Par Agathe Gouesmel
Paru dans Femmes ici et ailleurs #36, mars-avril 2020

© Julien Faure

Mon métier est au cœur de la justice et de l’humain.” Tigran Danielian, greffier au tribunal correctionnel de Paris depuis janvier 2018, revendique ce qu’il appelle “le sens du service public”. Si le cliché sur la profession la réduit souvent à la transcription des procès, Tigran Danielian le souligne, “ce n’est qu’une partie de notre travail”.

Ses missions commencent bien avant le procès. Il revient au greffier ou à la greffière de s’assurer que toutes les parties (accusé·e, victimes, avocat·e·s, juges, témoins) ont été averties, que toutes les pièces du dossier sont prêtes, valides et dépourvues de vices de procédure. “Une audience ne peut pas se tenir sans nous”, explique-t-il.
Il assure aussi la tenue du “rôle”, soit le planning des affaires à traiter. Puis, pendant les débats, prend note de tout ce qu’il s’y passe et en fait un compte-rendu, sans quoi toute décision judiciaire pourrait être annulée. Puis il rédige les jugements et les transmet aux services qui traiteront ensuite la décision. En collaboration étroite avec les autres acteurs et actrices de la justice, les greffier·ère·s travaillent surtout avec les juges.
Après avoir obtenu un master de droit, Tigran Danielian a été reçu en 2016 au concours national de l’école des greffes de Dijon.

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