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Femmes ici et ailleurs

Un Magazine et un Club 100 % inspiration

Sarah Mantah, défenseuse des droits des femmes

Au sein du Club Femmes ici et ailleurs, nous avons la chance de compter des personnalités exceptionnelles, agissant dans des domaines très divers, en France et bien au-delà de nos frontières. Chaque semaine, la rédaction du magazine met en lumière une d’entre elles.

Sarah Mantah est devenue déléguée départementale aux droits des femmes, après avoir travaillé à l’ONU.

Qu’est-ce qui vous a amenée à cet engagement professionnel ?

Déjà à dix-huit ans, je trouvais qu’il s’agissait d’une des plus grandes injustices. À travers mes études et mon parcours orientés vers la sociologie et les sciences politiques, j’ai fait partie des premières personnes à assister à des cours sur ces questions-là.

J’ai choisi “le traité de la question du genre et de l’universalité en France” comme sujet de master. Et puis, ça s’est enchaîné assez rapidement. J’ai eu la chance, pour ma première expérience professionnelle, d’aborder ces problématiques à l’ONU. Chaque année, en mars, je participais à la CSW (1), l’instance qui permet de traiter une résolution sur un sujet lié aux droits des femmes ou des filles. C’était passionnant d’être du côté de la France pour défendre des questions de santé ou encore d’autonomisation économique, à l’international. De retour en France, j’ai exercé des fonctions autour de ces thématiques pour les services de l’Etat, en tant que déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité, service du Ministère des droits des femmes.

Vous êtes également très active dans le milieu associatif, notamment au sein de Genre en Action et BPW (Business and Professional Women).

En vue d’aborder des sujets sur lesquels je ne pouvais pas assez agir dans l’exercice de mes fonctions, je me suis engagée au sein de Genre en Action et BPW. Avec le réseau francophone Genre en Action, je me suis tournée vers des questions dont j’étais moins spécialiste, notamment tout ce qui est plaidoyer “genre et climat” ou “justice climatique”. Et, dorénavant, ces connaissances me permettent de répondre à des sollicitations à l’étranger ou en France. J’ai pu participer à la COP 22 au Maroc et à la COP 21 en France. Cette année, à la CSW de l’ONU, je suis intervenue pour la plateforme Genre et Développement autour de la thématique “Femme et eau”.

Bien que BPW soit une ONG internationale, cette fédération regroupe une dizaine de clubs en France. Cet ancrage est très important afin de ne pas être qu’une ONG virtuellement internationale ou parisienne, ce qui est souvent le cas. BPW met en place des ateliers pour le développement des femmes destinés à les rendre visibles et mettre en valeur les expertes. C’est un point qui me plaît beaucoup et auquel je contribue en tant que secrétaire générale de BPW. La fédération développe aussi toute une partie de plaidoyer international. Actuellement, je suis impliquée dans des discussions autour du renouvellement de la “Plateforme de Pékin” de 1995.

Pourquoi avez-vous rejoint le Club Femmes ici et ailleurs ?

Une amie de BPW qui était adhérente m’en avait parlé. Et puis, un autre ami, Jean-Michel Monnot, ex-membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) et qui connaît bien Pierre-Yves Ginet (co-rédacteur en chef de Femmes ici et ailleurs) m’avait dit : “C’est super, tu vas adorer !”. En janvier dernier, j’ai convaincu BPW de faire une manifestation avec Femmes ici et ailleurs autour du spectacle “Je Suis Top !” de Blandine Metayer.

Propos recueillis par Louise Hiernaux, journaliste, Femmes ici et ailleurs