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Femmes ici et ailleurs

Un Magazine et un Club 100 % inspiration

Rebecca Amsellem : Histoire d’une glorieuse [France]

Rebecca Amsellem, fondatrice de la newsletter Les Glorieuses, livre chaque semaine une réflexion drôle, intelligente, fouillée sur un thème féministe. Avec une ouverture sur ailleurs. 

Par Lynda Zerouk
Paru dans Femmes ici et ailleurs #16, automne 2016 

© Dragan Lekić

Fédérer autour de la question féministe n’est pas chose aisée. Sauf peut-être pour Rebecca Amsellem. Sa newsletter féministe fondée en novembre 2015 contient ce parfait équilibre entre légèreté et gravité, seul capable de toucher le public dans sa plus grande diversité. Elle y traite de thématiques variées, parfois inattendues et polémiques. Le tout enrichi de réflexions issues du monde entier. Au départ, son objectif était de déculpabiliser les femmes, les débarrasser des complexes générés par les pubs sexistes ou les magazines féminins et montrer aux jeunes filles en mal de modèles, des femmes inspirantes. Mais cette hyperactive, traversée par une idée brillante tous les quarts d’heure, ira beaucoup plus loin.

Française et Canadienne par sa mère, Rebecca Amsellem est née en 1988. Parisienne de la rue des Dames, sans aucun passé militant, elle a emprunté la voie classique. Après des études sur les bancs de Science Po Toulouse, un double cursus à La Sorbonne, elle devient professeure d’économie. Et achève en ce moment même une thèse sur les modèles économiques des musées. “À l’école, on n’enseigne pas le féminisme, se désole-t-elle. Maintenant, il fait partie intégrante de mon identité, mais ça été un processus.

Le déclic ? Il s’est manifesté il y a quatre ans avec la lecture, pour la première fois, des journaux d’Anaïs Nin. “Une œuvre majeure” où elle puise d’infinies subtilités sur le féminisme et la féminité ou encore sur l’importance de parler des femmes au pluriel et non de “La” femme. Elle en demeure captivée.  “Lorsqu’un sujet m’intéresse, raconte-t-elle, il y a toute une phase où j’essaie de lire un maximum, ensuite j’ai besoin de passer à l’action — créer un média, un évènement, une conférence, ou simplement un dîner, sans forcément que cela prenne de grandes proportions — sinon j’ai le sentiment de ne pas avancer dans ma propre réflexion.” 

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