fbpx
HomeSociété... ici et ailleursParole d’expert : La diplomatie féministe, solution à la montée des conservatismes ?

Parole d’expert : La diplomatie féministe, solution à la montée des conservatismes ?

Depuis plusieurs années, le féminisme s’invite dans la politique étrangère de nombreux pays. Selon le politiste Maxime Forest, à l’image de la fracture passée entre blocs de l’Est et de l’Ouest, cette prise en compte des droits des femmes révèle un des clivages majeurs du monde d’aujourd’hui.

Propos recueillis par Pierre-Yves Ginet et Clémence Martin
Paru dans Femmes ici et ailleurs #45, septembre-octobre 2021

DR

Biographie express
Maxime Forest est politiste, enseignant-chercheur à Sciences Po Paris. Ses travaux portent en particulier sur l’analyse comparée des politiques d’égalité et de lutte contre les discriminations au niveau international. Depuis 2008, il conduit en parallèle des recherches appliquées et des activités d’expertise auprès de différentes institutions françaises et européennes. Maxime Forest a présidé la Commission Enjeux internationaux et européens du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, dont il était membre exécutif (2013-2016, 2016-2019). Il a notamment coécrit The Politics of Feminist Knowledge Transfer (Palgrave, 2016) avec Maria Bustelo et Lucy Ferguson, et Global Perspectives on Same Sex Marriage avec Bronwyn Winter et Réjane Sénac (Palgrave, 2018).

Comment définir une diplomatie féministe ?

Il s’agit d’une diplomatie qui place la question des droits des femmes et des rapports sociaux de sexe au cœur de son action internationale, au même niveau que d’autres grandes priorités, comme la lutte contre le changement climatique. C’est une politique étrangère qui agit pour davantage d’égalité, contre les obstacles à l’éducation, à la santé, à la citoyenneté des femmes en général, ou de certains groupes de femmes souffrant de discriminations multiples, indigènes, migrantes, LGBT+… Une telle politique nécessite des moyens et de connaître l’état des rapports sociaux de sexe dans les pays, dans leurs lois ou politiques publiques, mais aussi dans la réalité, en matière de violences, par exemple.

Prendre en compte ces enjeux casse aussi les codes traditionnels de la diplomatie : intégrer cette dimension féministe dans le jeu des rapports bilatéraux et multilatéraux conduit à redéfinir des alliances, continuer ou non à soutenir certains régimes.

Comment se matérialise-t-elle par exemple ?

​Vous avez envie de lire cet article ? Il vous suffit de vous abonner à Femmes ici et ailleurs.

Vous êtes déjà abonné·e Découverte digitale, Découverte combiné, Exploration ou Exploration digitale, Liberté ou Liberté digitale ? Connectez-vous à votre compte.

Vous êtes abonné·e avec une autre offre ? Vous pouvez la faire évoluer sans attendre en cliquant ici. La régularisation administrative se fera dans les jours qui suivront.