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Laura André-Boyet : Les pieds sur terre [France]

Elle aurait pu être cavalière professionnelle, elle a embrassé l’aventure de l’espace. Laura André-Boyet, devenue formatrice d’astronautes, a notamment préparé le Français Thomas Pesquet pour sa mission dans la Station spatiale internationale. La tête dans les étoiles, mais la volonté de jeter des ponts ici-bas.

Par Clémence Leveau
Paru dans Femmes ici et ailleurs #38, juillet-août 2020

On aurait adoré visiter sa chambre d’enfant, dans l’Isère. Précisément à Primarette, où vivent encore ses parents. Laura André-Boyet y range tous ses trésors : la plaquette sur les femmes ingénieures qui “a changé sa vie”, ses trophées de championne d’équitation, ses médailles d’instructrice d’astronautes… Autant de talismans en boîte, scrupuleusement remisés pour ne rien oublier des rencontres, des succès et des efforts qui ont conduit la trentenaire à enseigner les expériences en physiologie au Centre européen des astronautes (EAC, en anglais), à Cologne.

Installée en Allemagne depuis dix ans, elle est la seule Française à exercer ce métier. Sa mission ? Entraîner au sol celles et ceux qui un jour ou l’autre décolleront vers la Station spatiale internationale. Leur transmettre des “quantités de données à ingurgiter complètement dingues”, aussi bien théoriques, techniques qu’empiriques, sur les machines ou les protocoles scientifiques qui seront utilisés à 400 km de la Terre et à 28 000 km/heure…

Parmi les astronautes de toutes nationalités qu’elle a formé·e·s, Thomas Pesquet est devenu un ami. Inutile de la féliciter pour cette fierté hexagonale. “Thomas, tout comme moi, sommes des maillons de la chaîne. Il y a très peu de place pour le succès individuel dans notre secteur.” Elle admire la “puissance” des astronautes, leur “intelligence” : “ce sont des individus très complets, qui vibrent. C’est vraiment l’élite.” Elle sait aussi combien leur choix est sacrificiel, d’être ainsi étudié·e·s sous toutes les coutures pendant leur périple, vu l’effet de l’apesanteur sur leur corps : muscles, os, vue, cerveau… Sa force, précise-t-elle souvent, est qu’elle n’a jamais désiré être à la place de celles et ceux qu’elle instruit. “Je pense que travailler pour et avec les gens qui réalisent votre rêve créerait un biais.

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