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Femmes ici et ailleurs

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L’actu d’ici et ailleurs – 16/11/20-30/11/20

International

Confinées, mais mobilisées

© SEVGI/SIPA

Près d’une Française sur deux (45 %) déclare avoir déjà été victime de violences sexistes ou sexuelles, selon un sondage du ministère de l’Égalité entre les femmes et les hommes publié le 25 novembre, Journée internationale de lutte pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Et dans le huis clos du confinement, les signalements de violences conjugales ont augmenté de 30 % en France. Partout dans le monde les violences faites aux femmes se sont aggravées : flambée de viols au Nigeria et en Afrique du Sud, hausse des disparitions de femmes au Pérou, associations débordées en Europe. Pourtant, des voix se sont aussi levées contre le “machisme qui tue”, avec des rassemblements notamment très denses en Amérique latine (Colombie), lors de cette Journée internationale.

© Vannessa Jimenez G/NurPhoto/AFP Photo

Dans notre pays, aussi, le collectif #NousToutes a appelé à une mobilisation en ligne avec l’interpellation de personnalités politiques sur Twitter. Comme l’a pointé la Fondation des Femmes, un an après le Grenelle qui a été consacré à la lutte contre les violences conjugales, celle-ci souffre encore “d’un manque criant de financements”. Plusieurs associations s’étaient par ailleurs unies “contre la culture du viol” et “contre l’impunité” pour réclamer “justice pour Julie”. Le 12 novembre, la cour d’appel de Versailles a rejeté la demande de cette jeune femme de requalifier en “viols” des actes qu’elle a subis en 2010 de la part de vingt pompiers de Paris, alors qu’elle avait quatorze ans. Seulement trois d’entre eux seront poursuivis pour “atteinte sexuelle”. “0,3 % des viols sur mineur∙e∙s font l’objet d’un procès pour viol. Nous voulons la fin de l’impunité des violences sexuelles”, a demandé de son côté le Collectif féministe contre le viol dans une lettre au Président de la République, critiquant aussi une autre décision, rendue le 14 octobre par la chambre criminelle du Conseil constitutionnel, qui a également refusé de requalifier en viols les agressions sexuelles présumées subies par une adolescente de la part son ex-beau-père. ●

France

Appel d’urgence

© Jacques Witt/SIPA

Sauvons le numéro d’écoute 3919”, c’est le cri d’alarme des associations et militant·e·s féministes.

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