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Femmes ici et ailleurs

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L’actu d’ici et ailleurs – 16/09/20-30/09/20

États-Unis

Disparition d’une géante

© Charles Dharapak/AP/SIPA

Ruth Bader Ginsburg, avocate à la parole aussi libre qu’engagée, icône féministe surnommée “RBG”, est morte le 18 septembre à l’âge de quatre-vingt-sept ans. En dépit d’études brillantes au sein d’universités prestigieuses, la jeune diplômée trouve les portes des cabinets d’avocat·e·s de New York fermées pour elle. “J’avais trois choses contre moi, dira-t-elle plus tard. Un, j’étais juive. Deux, j’étais une femme. Mais, le plus grave, c’est que j’étais la mère d’un enfant de quatre ans.” L’avocate se dédie dès lors à la lutte contre les discriminations sexuelles. Entre 1971 et 1979, Ruth Bader Ginsburg plaidera six affaires devant la Cour suprême (entre autres, le renvoi d’une enseignante pour cause de grossesse ou “l’exemption” pour les femmes de faire partie des jurys d’assises dans le Missouri). Elle en gagnera cinq, inscrivant définitivement sa marque sur la loi fondamentale américaine et la Cour suprême, avant même d’y être nommée par Bill Clinton, en 1993, après une carrière comme juge fédérale. Pendant vingt-sept ans, elle y portera haut et fort ses principes d’égalité et de liberté.
Les démocrates américains ont perdu avec elle l’une de leurs voix les plus puissantes et sa disparition pourrait conduire à un recul des droits des femmes.

Donald Trump s’est empressé de nommer Amy Coney Barrett à sa place. Fervente catholique, profondément conservatrice, elle ne s’est pas privée par le passé de critiquer la législation américaine sur l’avortement, faisant craindre une remise en question de celle-ci par la Cour suprême, qui compte désormais six juges républicains contre trois démocrates. Tous et toutes nommé·e·s à vie. De quoi menacer durablement les libertés des Américaines. ●

Pakistan

Justice sans violence

© Harcourt/AFP Photo

Dans plusieurs villes du Pakistan, des femmes ont manifesté les 11 et 12 septembre pour demander la démission d’un haut-gradé de la police, qui avait estimé que la victime d’un viol en réunion était responsable de ce qu’elle avait subi parce qu’elle conduisait de nuit sans la présence d’un homme.

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