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Françoise Derenne, le théâtre pour se libérer

Au sein du Club Femmes ici et ailleurs, nous avons la chance de compter des personnalités exceptionnelles, agissant dans des domaines très divers, en France et bien au-delà de nos frontières. Chaque vendredi, la rédaction du magazine met en lumière une d’entre elles.

Françoise Derenne, grâce à son association Les Fées Caramelles, aide les femmes à s’exprimer via la création artistique, notamment le théâtre.

Propos recueillis par Agathe Gouesmel, Femmes ici et ailleurs

francoise derenne

Pourriez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?
J’ai fait toute une partie de ma carrière dans le social, d’abord comme conseillère en économie sociale et familiale, puis dans l’enseignement dans des lycées techniques. J’ai ensuite travaillé en tant que commerciale, mais jamais je n’ai trouvé les valeurs humaines que j’attendais. Depuis toujours, j’ai la fibre sociale. J’ai créé ma propre société de consulting et de formation Evene, et je mène également des conférences. Je soutiens celles et ceux qui créent leur activité dans leur choix de communication. Individualiser pour réussir à cerner la particularité de la personne et son entreprise, ajuster la façon de communiquer : voilà mes missions ! En 2012, j’ai décidé de lancer mon association, les Fées Caramelles, qui lutte pour la paix grâce au théâtre.

Comment votre association participe-t-elle à l’empowerment des femmes ?
En 2015, nous avons monté des ateliers de lecture, de théâtre, au Maroc comme en Normandie, pour donner lieu à des échanges autour d’un texte que j’adore de Jean-Pierre Siméon, Stabat Mater Furiosa. Depuis, nous avons fait des représentations de cette pièce avec des jeunes Marocaines, en arabe et en français, au Maroc. En 2019, elles sont venues en France pour dix jours et nous avons déclamé des textes ensemble. Quand vous voyez des jeunes filles marocaines déclamer ces mots qui appellent à la paix, qui demandent à ce qu’on les écoute, à ce que leur père, leurs frères les laissent vivre… C’est vraiment bouleversant. Nous intervenons aussi dans des collèges, des lycées, dans des centres sociaux pour faire des lectures à voix haute, pour réciter de la poésie, pour que les participant·e·s puissent se libérer.

Pourquoi avoir intégré le Club Femmes ici et ailleurs ?
Quand une membre nous a présenté un magazine Femmes ici et ailleurs, je me suis reconnue. La diversité des profils, cette volonté de se soulever contre les injustices… tout cela m’a permis de m’identifier. Je suis entrée dans le Club l’année dernière et j’aime vraiment pouvoir observer de nouvelles initiatives naître, et avoir des opportunités différentes de penser l’humain.