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Danielle Bousquet, directrice de la FNCIDFF présente le festival féministe du 7, 8 et 9 octobre

Au sein du Club Femmes ici et ailleurs, nous avons la chance de compter des personnalités exceptionnelles, agissant dans des domaines très divers, en France et bien au-delà de nos frontières. 

Danielle Bousquet, présidente de la FNCIDFF – Fédération Nationale des Centres d’Informations sur les Droits des Femmes et des Familles, nous rappelle l’intérêt de ces centres d’informations qui chaque année accompagnent environ un million de femmes à travers toute la France. Toutes les actions passées et futures des CIDFF seront présentées lors des 50 ans des centres, célébrés au travers d’un festival féministe qui se tiendra les 7, 8 et 9 octobre.

Propos recueillis par Romane Guigue

Pouvez-vous nous rappeler ce qu’est un CIDFF ?

Le tout premier centre d’informations a été fondé à Paris en 1972. Au départ, nous marchions main dans la main avec l’État, puisque ce premier centre était rattaché au secrétariat du Gouvernement. Notre mission était d’accompagner les femmes vers leur autonomie en proposant trois volets d’information : des informations juridiques, des informations professionnelles et des informations quant à la vie quotidienne. Au fur et à mesure des années, nous avons travaillé à développer d’autres pistes d’informations qui correspondaient aux besoins exprimés par les femmes. Nous proposons aujourd’hui des pistes autour de la santé, de l’éducation sexuelle, de l’emploi et aussi des violences.

Quels accompagnements peuvent trouver les femmes qui poussent la porte d’un CIDFF ?

Il faut déjà rappeler que les centres sont complètement gratuits et que les femmes peuvent venir de manière anonyme. N’importe quelle femme peut pousser la porte d’un centre et demander des informations sur plein de sujets différents. Dans les centres, il y a toute une équipe prête à accompagner les bénéficiaires selon leurs besoins : des psychologues, des conseillères juridiques, des assistantes sociales… En réalité, une femme n’a jamais une seule question, c’est pour cette raison que nous proposons une approche transversale et diversifiée.

Avec 104 associations départementales et 13 associations régionales nous avons également un rôle d’alerte : nous tenons des statistiques très précises quant aux évolutions des femmes et leurs besoins. Et nous avons un panel assez intéressant puisque chaque année, ce sont environ un million de femmes qui sont accompagnées sur tout le territoire grâce à nos services.

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Les CIDFF maillent tout le territoire français, pensez-vous être assez identifié·es par les femmes ?

Les centres d’informations sont bien connus des partenaires, mais moins du grand public, et donc paradoxalement des femmes qui pourraient avoir besoin de nous. Dans les quartiers ou dans les zones rurales, même si nous sommes présent·es, nous ne sommes pas clairement identifié·es alors que ce sont les endroits où les femmes sont les plus éloignées de la connaissance de leurs droits.

Les 6, 7 et 8 octobre vous organisez les 50 ans du CIDFF à la Cité Fertile de Paris, qu’attendez-vous de ce festival féministe ?

Depuis deux ans, nous avons une nouvelle ambition de justement, nous faire mieux connaître. Cet anniversaire a vraiment pour but de présenter toutes les missions et les approches des centres d’informations. Et puis, pour les 50 ans, il faut bien marquer le coup ! Nous avons décidé d’organiser des tables rondes pour que soient entendus les sujets importants, comme par exemple les impacts du féminisme de terrain sur nos actions. C’est-à-dire comment les valeurs parfois abstraites peuvent être conjuguées concrètement dans l’action.

Nous avons décidé d’aborder la question des femmes étrangères victimes de violence qui sont en plus confrontées aux difficultés administratives.

Cet anniversaire sera également l’occasion de revenir sur 50 ans d’avancées et de combats, ces sujets-là sont toujours utiles pour éclairer les priorités d’aujourd’hui. Au programme, il y aura aussi de l’humour avec du stand-up, des projections de films, un coin pour les enfants, des bibliothèques, un endroit dédié aux artisanes, une soirée avec de la musique…

Pour découvrir l’intégralité du programme de ces 50h en faveur des droits des femmes, rendez-vous ici.

Pendant trois jours, le CIDFF accueillera gratuitement tous·tes les visiteur·ses à la Cité Fertile de Pantin.