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Dossier : Des têtes dans les étoiles [International] #1

Même si la figure du super-héros parti à la conquête de l’infini et au-delà est en train de s’estomper, l’exploration spatiale ne s’est longtemps conjuguée qu’au masculin. Dans le sillage des rares pionnières, les femmes astronautes arrivent pourtant peu à peu à prendre leur place plus près des étoiles. Qu’elles volent en solo, en équipe paritaire ou 100 % féminine, l’espace ne peut plus se passer de mixité et de diversité.

Texte d’Aude Stheneur
Paru dans Femmes ici et ailleurs #42, mars-avril 2021

femmes espace Christina-Koch NASA station spatiale internationale
L’astronaute de la Nasa, Christina Koch, travaille dans l’espace sur la Station spatiale internationale, le 15 janvier 2020, à 426 kilomètres au-dessus de l’océan Atlantique, au large des côtes de l’Afrique. Partie le 14 mars 2019, revenue le 6 février 2020 pour sa première mission, elle a, à cette occasion, décroché le record du plus long séjour dans l’espace, avec 328 jours d’affilée, surpassant sa concitoyenne Peggy Whitson (288 jours en continu). © Nasa Image and Video Library

Le 18 octobre 2019, les astronautes Christina Koch et Jessica Meir ont effectué la première sortie dans l’espace 100 % féminine, pour réaliser des opérations de maintenance à l’extérieur de la Station spatiale internationale. En mars de la même année, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa, déclarait : “Il est probable que la prochaine personne sur la Lune soit une femme. La première personne sur Mars le sera aussi certainement.” En perspective, un petit pas pour la femme et un grand pas pour l’égalité.

femmes espace Jessica Meir Christina Koch NASA station spatiale internationale
Jessica Meir et Christina Koch (de gauche à droite), le 15 novembre 2019, dans la Station spatiale internationale, quelques semaines après leur sortie collective dans l’espace, la première 100 % féminine de l’histoire. Ici, les astronautes de la Nasa contrôlent un bras robotique situé à l’extérieur de la station. © Nasa Image and Video Library
femmes espace Kathy Lueders NASA
Kathy Lueders, alors responsable du programme commercial de la Nasa, pendant une conférence de presse au centre spatial Kennedy, en Floride, le 30 mai 2020. Quelques jours plus tard, le 12 juin, elle était nommée à la tête de la direction des vols habités de l’agence américaine, en charge notamment de la mission de retour sur la Lune, Artemis. Elle est la première femme à ce poste. © Kim Shiflett/Nasa

Les deux favorites pour franchir ce pas sont Christina Koch (qui totalise 328 jours dans l’espace, et 42 h 15 de sorties extravéhiculaires) et Anne McClain (204 jours dans l’espace, 13 h 08 de sorties extravéhiculaires). “La figure de l’astronaute est un moteur de fantasme collectif et un instrument symbolique très fort”, remarque Silvia Casalino, ancienne ingénieure aérospatiale au Centre national d’études spatiales (Cnes) et réalisatrice du documentaire No Gravity1. Autre avancée emblématique : en juin dernier, Kathy Lueders était promue à la direction des vols habités de la Nasa, poste le plus prestigieux de l’agence américaine, alors que l’objectif d’une mission lunaire a été confirmé à l’horizon 2024.

Pendant longtemps cette figure du super-héros lancé à la conquête des étoiles fut l’apanage des hommes. Au-delà de sa valeur symbolique, la participation des femmes à l’exploration de l’espace a été, et continue d’être, un enjeu politique pour les agences spatiales, qu’elles soient américaine, russe, chinoise, indienne ou européenne. Mais aussi un enjeu pour l’humanité tout entière… “Quand j’étais petite, j’étais révoltée qu’il n’y ait que des hommes blancs qui aillent dans l’espace, car je me disais : s’ils rencontrent des extraterrestres, ceux-ci vont croire que tous les humains sont des hommes blancs”, confie, dans le film de Silvia Casalino, Mae Carol Jemison, première astronaute afro-américaine.

femmes espace Mae Jemison NASA
À bord de la navette spatiale Endeavour, le 22 octobre 1992, l’astronaute Mae Jemison, travaillant dans le module Spacelab-J. Cette mission avait notamment pour objectif des recherches en sciences de la vie et sur la microgravité. © Nasa Image and Video Library

Valentina Terechkova, la pionnière

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