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Femmes ici et ailleurs

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Pascale Kramer : De Suisse et d’ailleurs [Suisse]

Pascale Kramer, romancière suisse installée à Paris, a reçu en 2017 le Grand prix suisse de littérature – l’équivalent de notre Goncourt – pour l’ensemble de son œuvre. Elle revient sur son parcours, son engagement pour la littérature africaine et son projet de bibliothèque multilingue.

Propos recueillis par Pierre-Yves Ginet
Paru dans Femmes ici et ailleurs #38, juillet-août 2020

Quel a été votre parcours d’écrivaine ? Racontez-nous…

J’ai toujours écrit et travaillé donc je dois me voler du temps pour écrire. Je ne sais pas vraiment ce qu’est “l’angoisse de la page blanche” : comme je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire, je suis pressée de pouvoir la remplir ! Je suis une grande dyslexique donc je ne prends pas de notes, je visualise les scènes. Après la sortie de L’autopsie d’un père, qui a eu un faible accueil, j’étais découragée. Je me suis dit : quel sens y a-t-il à prendre tant de temps pour écrire des livres qui restent un mois sur les tables des libraires puis disparaissent ? Ce Grand prix m’a donné énormément de confiance. L’écrivain·e est un·e éternel·le angoissé·e et a besoin de reconnaissance pour se rassurer.

© Marine Clerc

Vous êtes responsable, avec Boniface Mongo-Mboussa, de la programmation du salon africain au sein du salon du livre de Genève. Comment êtes-vous arrivée là ?

J’ai rencontré de nombreux·ses écrivain·e·s africain·e·s, avec qui je me suis liée d’amitié. Lorsque la personne chargée de la programmation du salon africain du salon de Genève est partie, la présidente m’a dit “tu parles tout le temps de littérature africaine, tu veux t’en occuper ?” J’ai accepté à condition de l’assurer avec Boniface Mongo-Mboussa, qui en est le grand spécialiste. Nous allons tenir notre neuvième édition cet automne. Nous invitons autant les stars que des écrivain·e·s moins connu·e·s. Les faire venir à Genève leur permet d’échanger avec d’autres auteurs et autrices africain·e·s. Les soirées sont aussi utiles que les rencontres !

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